Jeu de rôles sur l’analyse de la demande

 

 

Objectif : travailler sur l‘analyse des besoins par le biais d’une mise en scène

 

 

Déroulement en 3 temps :

- mise en place

- jeu

- bilan et analyse

 

Distribution des rôles :

Le nombre de rôles dépend évidemment du nombre de participants qui sont tous mobilisés soit sur des rôles d’acteur soit sur des rôles d’observateur. Pour ceux-ci, il est nécessaire de cibler l’observation sur des points précis pour qu’elle soit réalisable et riche.

 

Ici, on avait :

Ø      2 formateurs

Ø      4 professeurs engagés dans des IDD différents

Ø      1 documentaliste

Ø      1 principal

Ø      1 observateur centré sur les formateurs

Ø      1 observateur devant identifier les dits, les non-dits et les besoins

Ø      1 observateur devant observer de façon formelle les attitudes et gestes de chacun.

 

 

1. Mise en place

Ø      présentation de l’objectif

Ø      attribution des rôles et des consignes liées à ces mêmes rôles

Ces rôles peuvent être notés sur des cartes

Ø      préparation « catégorielle » des rôles

Par exemple, dans le groupe des enseignants, définir collectivement: qui est favorable aux IDD ? qui ne l’est pas ? Dans ce collège, quelle est l’organisation mise en œuvre pour les IDD ?

Se baser sur sa propre pratique.

 

2. Jeu

 

3. Bilan et analyse

Ø      bilan par les formateurs : C’est une situation déjà connue ? Est-ce que ce jeu les a fait bouger ? Correspondait-il à la réalité ?

Ø      compte-rendu  des observateurs

Ø      analyse et prolongement.

 

Jeu de rôles : l’entrée en formation

 

Le positionnement du formateur :

 

Points forts

questions

conseils

Capacité d’écoute

Ne se laisse pas démonter

Positionnement clair

Fermeté quant il faut

Mise en valeur de l’équipe Iufm

Commande

Répond toujours aux questions

Sourire

Conserve calme et amabilité en toutes circonstances

Argumentation

Ne se démonte pas

Ne perd pas on sang froid

Relie son intervention à la demande institutionnelle

Essaie de retourner positivement des arguments négatifs

Obstination

Positionnement institutionnel fort

Recadrage sur l’engagement de chacun dans cette formation

Cadre structuré de l’intervention

Appartenance à un groupe

Poursuit son objectif

Sérieux de la préparation

Délimite les rôles

Cadre la présence des stagiaires dans la formation

Position claire du formateur/institution/stagiaires

§         Pratiques mises en œuvres (les outils)

§         Positionnement institutionnel

§         Dimension personnelle

Laisser s’installer la phase de conflit

Rôle du chef d’établissement

Ceux qui veulent que ça ne perturbe pas leur vie

Positionnement du formateur

Equilibre entre fermeté et écoute

Prendre en compte les demandes

Tutoyer les stagiaires lors du premier tour de table

Jusqu’où défendre l’institution

Autoritaire ?

Accepter une négociation avec le seul chef d’établissement

Demander aux collègues s’ils veulent partir alors qu’ils sont convoqués par le chef d’établissement ?

L’impression de perte de temps ?

Trop rigide ?

Tour de table sur les besoins de chacun ?

Sens de la formation

Comment rester capitaine du vaisseau

Comment prendre la température ?

Comment dépasser l’expression des aigreurs ?

Négocier les contenus de la formation par un tour de table des besoins

Utiliser une entrée métaphorique ou du concret

Prévoir assez vite un temps d’expression des attentes

Analyse de la demande

Plus d’écoute et d’adaptabilité

Faire préciser aux stagiaires leurs pratiques

Prévoir un exercice de délestage pour se mettre les stagiaires dans la poche et unir dans le groupe

Clore les débats au bout d’un temps T

Continuer à être aussi maître d’elle-même

 

 

 

Réacteur subjectif au jeu de rôle

 

J’aime beaucoup les jeux de rôle par le fait que d’essayer de se mettre dans la peau d’un autre, cela mène déjà à un certain questionnement, à s’interroger, à revisiter ses expériences anciennes et aussi à exprimer de la créativité.

Mais cette fois, j’ai bien apprécié l’apport des observateurs ; étant observateur moi-même, j’ai pu me rendre compte que de regarder les autres en action nous amène à une posture plus réflexive et à travers les gestes, les attitudes et dire des autres, nous comprenons nos propres attitudes et manières de faire.

De plus, il y a un côté ludique qui facilite la cohésion du groupe et par suite une confiance plus importante qui permet de meilleurs échanges. Par contre, pour protéger les acteurs qui sont parfois un peu mal à l’aise ou déçus de leur prestation, je proposerai deux suggestions :

-         d’abord immédiatement après avoir joué, leur donner un petit temps pour dire leur ressenti afin que cela ne reste pas en eux ; puisque le but est ailleurs, bien dans l’analyse de ses pratiques, la prise de distance et pour cela l’émotion doit être dite pour ne pas parasiter le travail réflexif

-         ensuite leur laisser terminer le débat qui suit le jeu de rôle.

 

C’est surtout le travail de l’observation de tout ce qui est non verbal qui verbalisé devient éclairant pour tous. Le fait de dire en mots ce qui était dit en gestes et attitudes, expressions et mimiques nous fait beaucoup travailler sur nous-mêmes et nous amène à cette posture réflexive. Je savais l’importance du non verbal mais j’en mesure maintenant mieux la portée par ce genre d’exercice que je vais utiliser de plus en plus.

 

 

 

 

Protocole d’une séance d’analyse de pratique

 

-         Dans un premier temps, l’auteur expose sa situation problème.

-         Dans un deuxième temps, les participants du groupe posent des questions d’explicitation sur les faits, sur l’action pour éclairer la situation. Puis l’auteur répond aux questions en donnant des détails.

-         Dans un troisième temps, les participants émettent des hypothèses, confrontent leur analyse de la situation, tentent de l’expliquer en se référant à différents champs ou grilles de lecture (institutionnelles, pédagogiques, didactiques, philosophiques ou sociologiques)

-         Dans un quatrième temps, chacun dit ce que cela lui évoque, comment cela résonne en lui (par rapport à sa propre expérience) tout en transposant la situation.

-         Dans un cinquième temps, l’auteur reprend la parole pour exprimer d’abord son ressenti, et ensuite, ce qu’il peut prendre de ces différents apports.

-         Les échanges se font sans jugement, sous le sceau de la confidentialité d’écoute bienveillante et en toute confiance.

 

Dispositifs d’observation

 

1)     Processus et procédure

 

-         Le premier temps s’est déroulé en donnant beaucoup de détails liés au contexte, puis des commentaires sur la situation, mais peu d’informations sur la situation en elle même.

-         Le deuxième temps, les questions sont le plus souvent bien posées et la situation est bien plus claire.

-         Le troisième temps, les hypothèses, les pistes pour solutions, les références théoriques renvoient à l’institutionnel, au statut du formateur, aux représentations par rapport à la formation, à la pratique du formateur.

-         Le quatrième temps, en miroir, chacun retrouve une situation où il s’est senti ainsi écartelé entre plusieurs fonctions, entre sa personne et sa fonction (avec le désir de bien faire et donc d’en faire trop, cela permet à chacun d’être en phase, beaucoup d’émotion)

-         Le cinquième temps, l’auteur comprend mieux où a résidé le problème et choisit certaines pistes qu’il avait pressenties.

 

 

 

 

Synthèse de l’observation de la posture de  l’accompagnateur de l’analyse de pratique

 

 

Observateur F.Bertrand

1° temps :

2° temps :

3° temps :

 

 

4° temps :

 

5° temps :

 

Synthèse de l’observation de la restitution de l’analyse de cas par l’accompagnateur

 

Cette restitution s’est déroulée sur une vingtaine de minutes, l’accompagnateur a laissé la parole aux observateurs et un dialogue s’est engagé.

Dans son exposé liminaire, l’accompagnateur a procédé en trois niveaux d’échelle :

·        le niveau personnel et les causes internes du cas problème, cette analyse est fondée sur une étude sémantique.

·        le niveau institutionnel et les causes externes.

·        l’interaction entre les deux niveaux offre des pistes de solution en terme de formation pour les stagiaires et en terme de positionnement du formateur

 

 

Synthèse de l’observation des effets produits sur les participants à un groupe d’analyse

 

Observateur : C. Vernay

 

L’écoute paraît forte au début de l’exposé : regard soutenus, sourires de connivence, sourcils froncés (« où veut-elle en venir ? »), postures « en avant ». Après un moment de relâchement, la réaction devient plus tangible, et collective, avec le sentiment que le groupe envoie un retour clair (compréhension et partage des difficultés évoquées).

Ce qui m’a intriguée : à certains moments, la divergence entre les attitudes de l’accompagnateur et celles du groupe (ils ne réagissent pas au même moment).

 

 

Les questions démarrent rapidement et émanent de l’ensemble du groupe.

Question : cela est-il dû à la connivence préexistante (C. exprime un vécu que d’autres ont partagé) ou à la situation d’analyse, qui serait facilitatrice ?

 

 

Le référent change : les regards et les mouvements sont orientés vers l’accompagnateur, et non plus vers C. . Quand il parle, la plupart des participants prennent des notes.

Les réactions sont d’abord individuelles (on donne son avis puis on se remet en retrait). C’est seulement au bout d’un moment que les réactions s’articulent entre elles, quand le débat devient collectif : prise de parole plus anarchique, circulation des regards plus rapide, plus aucun participants n’est en retrait.

Question : la prise en charge semble plus personnelle qu’au début, est-ce parce que le débat est plus impliquant ?

 

 

Les échanges redeviennent individuels (on donne son avis puis on se met en retrait)

Je n’ai presque pas de notes : ai-je été distraite ou bien n’y a-t-il eu que peu de réactions ?